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BOUDJEDRA, Rachid


Rachid-boudjedra-signataire-de-la-lettre-des-19-le-role-de-ali-haddad-est-devenu-monstrueux


Titre du périodique ou du site internet : TSA (Tout Sur l'Algérie)
Date : 8 novembre


Date : 8 novembre
Année : 2015
Commentaires : Interview Extrait: De toutes les manières, il me semble que ma présence au Sila n’est pas bien vue par beaucoup de gens. On dit que Boudjedra est compliqué, complexe, communiste. Ma présence dérange peut-être le directeur et susciterait peut-être des polémiques. Je pense que Messaoudi (commissaire du Sila, NDLR) doit se dire : Boudjedra ? Mais qu’est-ce que c’est que ce truc-là ? Il ne doit rien comprendre à moi, à ma démarche et à mes romans qu’il ne lit pas, évidemment. Pourquoi votre présence dérangerait beaucoup de gens ? Pour des raisons politiques, de talent, de création et de niveau et de profondeur de l’écriture. Quel est l’écrivain qui a écrit La répudiation ? Le désordre des choses ? Fascination ? Ce n’est pas de la prétention. En fait, j’aimerais avoir des écrivains au moins de mon niveau. Je reconnais Kateb Yacine comme mon maître et Adonis comme le plus grand poète au monde arabe par exemple. Mais je ne peux pas reconnaître un écrivaillon ! Je suis le plus grand écrivain du pays et je n’y suis pour rien. S’il y a quelqu’un de meilleur que moi, je le dirais. Quand j’ai écrit La Répudiation, Kateb Yacine m’avait écrit une lettre en me disant : je ne suis plus seul. Quand Sensal a écrit son premier roman, Le serment des barbares, je me suis dit aussi la même chose. Très vite, il a commencé à faire dans le sensationnel (Harraga) et dans la haine de l’Algérie et donc de soi.